Pourquoi j'ai Raison ?
Pourquoi cette affirmation qui paraît si prétentieuse, je peux oser la dire ?
Je commencerais l'explication de cette affirmation, en la reformulant, pour vous permettre de mieux la comprendre.
J'ai raison ou je ne veux pas avoir tort, ou je ne veux pas avoir mal, ou je ne veux pas être frustré, ou je veux la vérité.
Comment faire pour ne pas avoir tort ?
Ce qui nous impose le mensonge; c'est notre fierté.
Celle ci derrière sa parure de reine, nous apparaît comme une force...
mais, en regardant bien, elle est en réalité une faiblesse, qui finira par nous désarçonner, si on la laisse narguer la vérité.
Avoir cette fierté s'impose donc comme une contrainte dans une discussion. Elle est souvent source de souffrance et de frustration. Bien souvent nous sentons quand nous avons tort ou quand nous avons raison, et très rarement nous le reconnaissons. On préfére la plupart du temps, laisser faire le temps, pour admettre une vérité, rejetté dans un premier temps par cette Reine Glaciale.
Il est donc primordiale pour celui qui cherche à éviter la tromperie et la frustration, de laisser à l'entrée d'une discussion sa fierté, pour se présenter nu face à son interlocuteur; et superficiellement vos convictions subjectives (croyance). On ne défends pas une croyance dans une discussion; on la soumet !
Une fois complètement nu; votre interlocuteur sera assuré de vous voir, comme une personne incroyablement crédibile, et d'une nature à ne pas en douter. La vérité pure. Il est rassurant de défendre une vérité, car elle ne perds pas...
Donc lorsque vous vous trouverez face à un savoir inconnu, il vous faudra l'intégrer dans votre expèrience, sans l'admettre comme une vérité, pour pouvoir le soummettre à d'autres qui sont susceptibles de vous apportez des compléments. Ou bien pour le soummettre à un processus exigeant, vous permettant d'établir si oui ou non cet élément est logique, et si il peut être considéré comme une vérité ou une partie d'une vérité.
dans un premier temps, pour tester cette information, il vous faudra une concentration et une attention accrue... l'idéal reste une écoute analytique et précise de chaque phrase énoncé et de l'opposer à la logique de l'idée énoncé par l'interlocuteur, et comprise par vous même. N'hésitez pas, à mettre votre interlocuteur en face de ces contradictions verbales ou idéales, même si vous le sentez déstabilisé. En procédant de cette manière, vous pourrez voir les limites de son savoir et au pire l'aider à se remettre en question, cela lui permet d'acquérir une vérité (celle de ne pas savoir, par exemple).
Il sera également important, de noter tous les illogismes et d'essayer, avec l'aide de votre interlocuteur, de les comprendre. Par exemple, de savoir si l'idée a été mal formulé, mal comprise ou tout simplement érroné.
Il vous faut également montrer vos acquis en acquissant chacune des idées ou des phrases énoncés, afin de faciliter l'avancement de la discussion avec votre interlocuteur. (Ca peut éviter un agacement mutuel basé sur une incompréhension commune).
Prenez chaque discussion comme un don, que vous en soyez la source ou non. Dans les deux cas de figures, il y aura un renforcement du savoir, à chaque débat pour les participants.
Prenez plaisir à confronter vos idées, n'ayez pas peur, des regards externes appelant au jugement de chacune de vos idées. Si vous vous placez dans une optique de recherche de vérité, et non dans une recherche de gloire à travers la célébre phrase:"J'ai raison", vous ne pouvez que prendre plaisir à discuter. Mais ne fuyez pas devant les différentes idioties (idée fausse ou illogique) que vous pouvez entendre. Défendez la vérité, si elle est votre, et elle le sera forcémenet si vous vous tenez au conseil énoncé plus haut, vous ne pourrez jamais être ridiculisé, et vous rendrez service à celui qui a sorti des idioties. (N'est idiot que celui qui continue à croire que des idioties ne sont pas des idioties, après lui avoir prouvé le contraire)
Admettons que la discussion se transforme en féroce bataille. Le premier conseil que j'ai à vous donner, c'est de la finir à tout pris. Une discussion se termine, si et seulement si, celle ci se finit sur une mise en commun, et une reconnaissance d'une vérité développé. Si les débatteurs s'appliquent le premier conseil, personne n'aura tort et personne n'aura raison. La frustration ne signalera donc pas sa présente par un grincement de dent. Et chacun repartira un peu moins bête.
Le deuxième conseil important à retenir, c'est d'essayer de s'exterioriser le plus souvent possible, pour permettre une vue plus objective de ce que vous avancez.
Le troisième conseil, c'est reconnaitre ces torts si vous les remarquez en cour de route. Celui ci ne sera plus un tort à partir du moment ou il sera reconnu. Ca permettra à la discussion d'avancer.
Et le dernier conseil que je peux vous donner, c'est de ne jamais oublier la base de la discussion. Bien souvent quand vous aurez à faire à des fossoyeurs de vérité, ils auront tendance à essayer de vous éloigner de leurs erreurs, pour faire mine d'avoir raison et de sauver l'honneur.
Un autre problème très grave qui mérite d'être abordé pour éviter d'être dans la mauvaise foi, c'est d'éviter les arguments de forme. Une fois que vous serez rentré dans ce jeu de déstabilisation pur et simple, vous perdrez une grande part de votre crédibilité. Quelqu'un qui s'attarde sur un argument de forme, c'est une personne qui n'a plus rien à dire sur le fond et qui se sent mal à l'aise d'être face à un tort. Dans un jeu, le gagnant c'est celui qui gagne, et le perdant c'est celui qui perd. En revanche dans la vie le gagnant c'est celui qui perd et le perdant c'est celui qui gagne. Pour obtenir à coups sur ce résultat, il faut l'accepter. La reconnaissance est un grand pas à faire, sur le chemin qui vous mène à la sagesse.
Si vous ne considérez pas cette discussion comme une bataille mais, comme un enrichissement, vous n'arriverez jamais à sortir un argument de forme.
Qu'est ce que j'appelle un argument de forme ? C'est tous ce qui s'apparente à de l'attaque personnelle (exemple: Commde d'habitude tu te comportes comme ça..., tu le dis mal donc ce que tu dis est faux...), globalement tous ce qui est affirmatif et qui ne concerne pas directement le débat en cour. Tous ce qui détourne l'attention. Comprenez que chaque idée est défendable dans les limites de son raisonnement et de sa logique naturelle, si et seulement si, celle ci est en rapport avec la discussion.
Donc, s'appuyer sur un problème de forme, est une grave erreur pour celui qui l'utilise. Mais en même temps il ne faut pas bannir la forme, loin de là. Il peut en parler de manière inconséquente mais ne doit pas en faire un cheval de bataille, où il s'enfoncera si celui qui est en face de lui le remarque. Je ne vous cache pas qu'il faut être habile dans les cas où celui qui est en face de vous s'attache à commenter la forme de votre argument ou comment il a été dit. Il faut réussir à le remarquer. Bien souvent vous l'exprimez sous une forme d'agacement. Il faut vous appuyer sur ce sentiment pour détécter si oui ou non c'est un argument s'appuyant sur votre forme.
De bon arguments ne prendront jamais pour référence la forme de l'argument, par exemple la définition d'un mot, ou la définition courante d'une idée. Son utilisation, permet juste une meilleure compréhension mais elle ne permet pas d'être utilisé comme un argument à part entière.
On ne peut pas mettre sur le même plan fond et forme. On peut ajouter le fait de rejetter la faute sur celui argumente d'avoir oublier de définir un mot évident est là aussi un abus, dans le sens où cet argument du "c'est de ta faute, si j'ai pas compris" est non valable dans la mesure où il peut être réutilisé dans l'autre sens "c'est de ta faute, si t'as pas compris". Il faut donc enlever les arguments de forme dans un débat. Il ne faut pas qu'un problème de forme soit utilisé comme un argument à part entière en opposition à un argument de fond.
Ce procédé nuit gravement à une discussion intéréssante, elle ajoute des problèmes futiles dû à la compréhension ou à la frustration de celui qui l'utilise.
Celui qui utilise ce genre de procéder par frustration, cherche à destabiliser, car il se sent dans une joute verbale entre celui qui a raison et celui qui a tort. Sa fierté l'obligera à utiliser tous les coups pour avoir un semblant de victoire.
Sauf que quelqu'un qui se rend compte de ce genre d'argument ne peut se faire déborder, et saura faire remarquer le type d'argument qui vient d'être utilisé pour recentrer la discussion sur le fond de la discussion.
Si cet argument est insisté on a encore plus de raison de penser que celui ci est mal à l'aise à l'idée de lui concéder une vérité. Parlez lui donc du sens même de la discussion, si ce qu'il souhaite c'est un duel verbal ou une recherche de vérité commune; ca permettra de remettre tout à plat et à l'avenir de discuter dans de bon terme.
Pour revenir au développement d'un savoir ou d'une conviction objective, vous devez vous familiariser avec celle ci et la tester avec toutes sortes de personnes, de point de vue et de contexte pour en voir ses limites.
Une fois que vous avez établi la résistance de se savoir, vous finirez par le légitimé car le point de vue que vous adopterez sur cette idée sera le bon ou ne sera pas. Si il vous reste des questions sur ce sujet, cherchez les, sinon c'est que vous avez atteint les limites de votre expérience, attendez que de nouvelles épreuves viennent à vous pour tester votre vérité.
Si quelqu'un discute votre savoir, mettez vous à sa place. Posez vous la même question, testez là rapidement. Si vous voyez une faille dans votre savoir ou dans sa question, discutez en, pour la comprendre, et surtout restez souple. Cela ne vous mettra ni dans le tort ni dans la raison. Il y aura une assimilation conjointe et un ajout dans le savoir que vous possédez qui ne fera que renforcer celui ci.
Au final, en respectant cette méthode, qui est celle de l'ouverture d'esprit, vous ne pourrez pas avoir tort car vous resterez ouvert à toutes nouvelles notions ou à toutes modifications de notions. Vous devez resté adaptable.
Et si il vous arrivait d'avoir tort alors c'est que votre esprit est fermé. Vous le sentirez si vous ne le reconnaissez pas sur le moment.
Retenez une chose: la réalité ne ment pas... en revanche les mots, les pensées, les idées ne sont pas forcément réel donc sont sujettes à être fausse. Cherchez la réalité de vos idées.
Je vous renvoie au livre l'Apologie de Socrate, qui est un très bon livre sur le savoir et l'argumentation. Il y a un passage très important sur la recherche des gens qui sont censé posséder le savoir. La conclusion est à mettre en rapprochement avec ma conclusion.